LE NUCLÉAIRE DANS LE MONDE

 

Liste des
réacteurs nucléaires

sur Wikipedia

La liste de réacteurs nucléaires regroupe les réacteurs nucléaires construits dans le monde, qu'ils soient en fonctionnement, à l'arrêt ou bien démantelés.

Ils sont classés par pays et par fonction :
• pour les applications militaires,
• pour la production d'électricité dans une centrale nucléaire,
• pour la recherche. 

> voir tous les réacteurs mondiaux


Nuclear-energy interactive guide
Carte interactive des producteurs mondiaux d'énergie nucléaire

The Economist, le 14 mars 2011


cliquez sur l'image


Consommation d’électricité par pays


Consommation d’énergie finale en 2003

par E. Baker, E. Bournay, B. Dessus et P. Rekacewicz,
pour Le Monde diplomatique, janvier 2005


Energie finale, c’est ainsi que l’on désigne l’énergie que nous utilisons réellement : carburant à la pompe, électricité à domicile, fioul domestique, chaleur d’un réseau communal, etc. Cette énergie finale nous arrive après de nombreuses opérations à partir d’énergies dites primaires : le pétrole, le gaz, le charbon, l’uranium ou le bois, qu’il faut extraire, transporter, raffiner ; l’eau, le vent ou le soleil, qu’il faut capter ; l’électricité, qu’il faut produire et transporter...

Ces transformations entraînent des pertes. C’est ainsi que l’énergie finale ne représente, en France, que 60 % de l’énergie primaire. Le raffinage des produits pétroliers et surtout la production et le transport de l’électricité en sont la cause : les centrales nucléaires actuelles n’ont en effet qu’un rendement de 33%.

Le déclin de l'industrie nucléaire

par Christophe Magdelaine
publié sur Notre Planète Infos, le 20 mai 2011

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Alors que la situation sur la centrale de Fukushima Daiichi reste très critique et que l'évaluation de la gravité de la catastrophe a largement été sous-estimée, un rapport du Worldwatch Institute montre que l'industrie nucléaire était en déclin, et ce, bien avant la catastrophe japonaise.

A Fukushima I, la situation est loin d'être maitrisée : de l'eau douce est toujours injectée en continu dans les réacteurs 1, 2 et 3 afin de maintenir la température. De plus, l'eau utilisée au départ pour refroidir les réacteurs est devenue hautement radioactive et stagne dans les sous-sols de ceux-ci : des opérations de transfert dans des réservoirs sont en cours, selon l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).

Au 11 mai 2011, des restrictions alimentaires étaient toujours en vigueur dans la préfecture de Fukushima et pour les villes de Kitaibaraki et Takahagi dans la préfecture d'Ibaraki. Dans l'ensemble, la contamination radioactive est bien présente dans les différents milieux de la région de Fukushima même si elle décroît lentement, selon l'AIEA.

Au final, Tepco, l'opérateur de la centrale, a décidé d'édifier des sarcophages de béton, d'acier et de polyester autour des réacteurs en fusion afin de contenir les émanations radioactives. Vendredi 13 mai, Tepco annonçait que les premiers travaux concernant le réacteur n°1 débuteraient en juin 2011, relayait Radio Chine Internationale.

Dans tous les cas, ce désastre sonne sans doute le glas de l'industrie nucléaire, au moins dans l'image de fiabilité, de sécurité et de transparence véhiculée par ses promoteurs.

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> Source : The end of nuclear
The Worldwatch Institute, 5 may 2011
To download a free copy of this report, click here


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WISE Amsterdam / NIRS
le début de la fin

Il y a un demi-siècle déjà, on nous promettait une énergie nucléaire trop bon marché pour être comptabilisée, sûre, fiable, inépuisable. Il est clair maintenant que l’énergie nucléaire n’est pas du tout bon marché, pas suffisamment sûre, que sa fiabilité est discutable et que l’énergie nucléaire n’est en aucun cas une source d’énergie inépuisable.
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les produits du jardin / mots & remèdes

Le photovoltaïque et l’éolien
désormais devant le nucléaire

Enviro2B, février 2013

Alors qu'on vient seulement d'ouvrir le débat sur la transition énergétique en France, l'énergie mondiale a elle déjà réalisé la sienne fin 2012. A la fin de l'année passée, la puissance installée en éolien et en photovoltaïque dans le monde atteignait 382,5 GW, soit plus que les 369 GW en énergie nucléaire.

Malgré une baisse des investissements de 11% dans les énergies renouvelables en 2012, par rapport à 2011, ils sont restés à un niveau élevé à 269 milliards de dollars, au bénéfice notamment de l'énergie photovoltaïque dont la puissance installée a progressé de 30 GW pour atteindre les 100 GW l'an passé. Devant, l'énergie éolienne a accru son avance de 45 GW pour atteindre les 282,5 GW de puissance installée.

Malgré ces bons chiffres des énergies renouvelables, l'énergie nucléaire conserve une longueur d'avance, non plus en puissance installée, mais en puissance réellement développée. En effet, si les énergies éolienne et photovoltaïque représentent désormais l'équivalent d'une puissance installée de 230 réacteurs nucléaires EPR, elles ne représentent plus qu'une centaine de réacteurs EPR en raison de l'intermittence de ces énergies durables.  



Potentiel des énergies renouvelables à l’horizon 2020

par Philippe Rekacewicz, le 21 octobre 2007
pour le projet Cartographier le présent
collaboration entre l'Université de Bologne et Le Monde diplomatique

Un diaporama interactif de six cartes sur le potentiel
des énergies renouvelables dans le monde.

 


Nucléaire, la voie du génocide
un film en projet de Vanessa Escalante, écrit par François Mativet

En 2006, l’Australie révèle à la France son intention de créer sur les terres aborigènes la plus grande « poubelle nucléaire » du monde. À raison d’un million de dollars la tonne de déchets hautement radioactifs, cette déchetterie rapporterait dans l’absolu à l’Australie la somme de neuf milliards de dollars par an. Ainsi depuis quelques années, pour faire place nette à l’enfouissement de nos futurs déchets, l’Australie, prise dans l’engrenage du monstre nucléaire, replonge dans le génocide de son peuple autochtone…

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The dream that failed
Nuclear power will not go away,
but its role may never be more
than marginal

par Oliver Morton
The Economist, le 10 mars 2012

THE LIGHTS ARE not going off all over Japan, but the nuclear power plants are. Of the 54 reactors in those plants, with a combined capacity of 47.5 gigawatts (GW, a thousand megawatts), only two are operating today. A good dozen are unlikely ever to reopen: six at Fukushima Dai-ichi, which suffered a calamitous triple meltdown after an earthquake and tsunami on March 11th 2011 (pictured above), and others either too close to those reactors or now considered to be at risk of similar disaster. The rest, bar two, have shut down for maintenance or “stress tests” since the Fukushima accident and not yet been cleared to start up again. It is quite possible that none of them will get that permission before the two still running shut for scheduled maintenance by the end of April. 

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> traduction Google


Pays les plus gros producteurs d'énergie nucléaire
source : Word Nuclear Association 2009

Centrales nucléaires dans le monde

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Les centrales nucléaires
dans le monde

Cette nouvelle version d'"Elecnuc" contient des informations plus générales sur les perspectives nationales du secteur électrique.




La filière nucléaire mondiale
en totale déconfiture

par Stéphane Lhomme
Observatoire du nucléaire, le 27 août 2012

La filière nucléaire mondiale est en totale déconfiture, processus d'ailleurs commencé bien avant la catastrophe de Fukushima. La part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2005 à 11% aujourd'hui. De nouveaux scandales frappent désormais la filière nucléaire, comme l'affaire des fissures de cuves qui concernent plus de 20 réacteurs dans une dizaine de pays.

Le Japon, l'Allemagne, la Belgique, la Suisse, l'Espagne : nombreux sont les pays qui ont décidé d'en finir avec l'atome, sans parler de ceux qui, comme l'Italie, ont refusé clairement cette option.
Quant aux pays qui prétendent "relancer" cette filière, comme les USA et la Grande-Bretagne, ils se heurtent au coût réel de l'électricité nucléaire qu'il n'est plus possible, en ces temps de disette budgétaire, de masquer par des aides publiques indues comme cela a été le cas pendant des décennies.
Enfin, les projets nucléaires au Sud (Inde, Brésil, etc) se heurtent à des mobilisations populaires massives. Seuls les régimes autoritaires (Chine, Russie, Émirats) maintiennent encore certains projets… 

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Déclin à l’Ouest, redéploiement
dans les pays émergents d’Asie

Comment Fukushima rebat les cartes du nucléaire
par Denis Delbecq,
Le Monde diplomatique, juillet 2011

La filière électronucléaire a représenté un espoir : celui d’une domestication civile du feu atomique. A la voracité énergétique du monde industrialisé, elle proposait une solution efficace associée au progrès technologique. Elle pose désormais un problème de sûreté aux populations et, aux Etats occidentaux, une question de rentabilité. Le foyer de cette industrie stratégique basculerait-il à l’Est ?

Après une décennie de marasme, l’industrie nucléaire était sortie renforcée de la conférence de Copenhague sur le climat, en décembre 2009. Ses défenseurs évoquaient même une véritable renaissance. Mais l’accident de Fukushima a bouleversé la donne. De nombreux pays ont annoncé un ajournement de leurs projets. L’Allemagne et la Suisse, hier farouches défenseures de l’atome, ont décidé son abandon progressif. Et l’Italie a annulé les projets de construction de ses premières centrales. De quoi renforcer l’idée d’une planète nucléaire divisée en deux : d’un côté, des pays développés où l’atome marque le pas ; de l’autre, des pays en développement, dotés d’un véritable contrôle sur leur politique énergétique et de ressources financières, qui se tournent — entre autres — vers le nucléaire, ouvrant des marchés aux industriels occidentaux. 

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C'est le mythe du progrès
et de la sécurité qui est
en train de s'effondrer

par Ulrich Beck, sociologue allemand
paru dans Le Monde, le 25 mars 2011

Parler de "société du risque mondialisé", c'est parler d'une époque au sein de laquelle la face obscure du progrès détermine de plus en plus les controverses sociales. Que les plus grands dangers viennent de nous n'a d'abord été une évidence pour personne, et on l'a contesté ; or c'est un fait qui est en train de devenir la force motrice de la politique. Les dangers nucléaires, le changement climatique, la crise financière, le 11-Septembre, etc. Tout cela s'est produit conformément au scénario que je décrivais il y a vingt-cinq ans, avant même la catastrophe de Tchernobyl.
A la différence des risques industriels des époques passées, ceux d'aujourd'hui ne connaissent pas de limites, qu'elles soient géographiques, temporelles ou sociales ; aucune des règles en vigueur ne permet de les imputer à quiconque, tant en termes de causalité que de faute ou de responsabilité ; enfin ils ne peuvent être ni compensés, ni assurés. (...)

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Armes nucléaires américaines : dehors !
par Global Zero